La mécanique des paysages

La mécanique des paysages s’inscrit à la croisée
 de l’activité de transmission (ateliers avec des publics) et de création (spectacles de la compagnie / petites formes / installations) et se construit en rhizome dans différentes temporalités et différents espaces. Nous partons de la notion de paysage pour traduire en ombres et en figures des rêveries nous reliant physiquement et de manière visionnaire aux environnements qui nous entourent. Nous ne sommes plus spectateurs de ces environnements. Ils sont expressifs, ils nous meuvent et nous en sommes les acteurs sensibles.

Cette expérience artistique à l’échelle d’un territoire et de ses habitants questionne la notion de paysage à travers le prisme du théâtre d’ombres et de lumières. Nous expérimentons des processus d’écriture à la croisée des arts plastiques, de l’art chorégraphique et du théâtre. Nous portons notre attention à créer un espace de rencontres entre les différents publics qui donnent corps à une communauté humaine: enfants, adultes, personnes âgées, personnes en situation de handicap…

Nous abordons avec les participants la notion de paysage comme milieu qui nous entoure et avec lequel nous sommes en continuité : nous sommes le paysage. Les publics sont invités à partir de textes et d’images d’inspiration à imaginer le lien sensible que nous pouvons tisser avec le paysage pour qu’il ne soit plus seulement affaire de vue, mais affaire de vivre.
Les ateliers de « la mécanique des paysages » sont envisagés comme un espace d’expérimentation à la fois au cœur de la rencontre avec des publics et du processus de création de la compagnie.

Ce travail sensible s’organise autour du mouvement et du corps, en passant par le dessin, l’expérience et la mise en forme de matières, la construction d’objets, de personnages, d’installations… Un va et vient entre l’espace de construction et de mise en jeu des ombres permet au public de comprendre et d’appréhender le théâtre d’ombre comme un art total.

Par ces cheminements, le Théâtre de Nuit cherche à convoquer l’imaginaire et la sensibilité de chacun pour les mettre au service d’une œuvre collective. Le groupe apprend un nouveau rythme, un nouveau souffle, afin d’organiser un ballet d’ombres nous racontant des histoires.