Tous publics à partir de 11 ans

 

création Automne 2020

 

Celle qui regarde le monde

d’Alexandra Badea (version courte) © L’Arche 2018

 

Une pièce qui nous parle de « l’état d’adolescence », cet état où l’on vogue dans un entre-deux : entre ce qui reste de l’enfance et ce qui se révèle de l’âge adulte…

Celle qui regarde le monde nous plonge de manière sensible dans l’histoire de Déa, jeune fille interrogée par le commissaire, qui raconte sa rencontre avec Enis.

 

L’histoire

Déa, jeune fille interrogée par un commissaire, raconte l’histoire qu’elle vient de traverser. Lors d’une fête, elle rencontre Enis, qui rêve d’aller en Angleterre. Enis est un jeune garçon en fuite ; son pays est en guerre. Déa veut le connaître. En découvrant peu à peu sa réalité et ses espoirs, elle décrypte en même temps les absurdités d’un système contradictoire. Déa se cherche, cherche à découvrir le monde ; elle est proche d’elle même ; c’est peut être cela qui l’a poussé à désobéir aux lois…

Celle qui regarde le monde convoque les matières et les figures du théâtre d’ombres pour montrer ce que perçoit Déa des normes aléatoires du système; pour donner corps aux espoirs et aux rêves des personnages, pour tenter de les aider à trouver une place dans le monde qui a du sens à leurs yeux.

 

La pièce Celle qui regarde le monde de Alexandra Badea est publiée dans son intégralité et représentée par L’ARCHE – éditeur & agence théâtrale. www.arche-editeur.com

 

– Pendant mon enfance, je pouvais rester des heures dans mon lit à imaginer des choses.

–  Et maintenant ?

–  Maintenant ça s’est arrêté. J’ai très peur du silence.

Extraits d’un dialogue entre Déa et Enis

 

Une petite forme articulée autour d’un castelet

Le Théâtre de Nuit adapte librement Celle qui regarde le monde d’Alexandra Badea. Pour permettre au spectateur de vivre « plastiquement et physiquement » le texte, la pièce met au service des personnages crées par l’auteure un univers visuel rempli de sensations.

Le spectacle s’articule autour d’un castelet et mêle le théâtre d’ombres aux figures et au mouvement.
Il alterne des moments de poésie visuelle sans paroles et des moments de dialogues extraits de l’œuvre.

Les images naissent ainsi de l’imaginaire, des mémoires ou des espoirs du jeune garçon, de la jeune fille et du commissaire.

Déa a tenté d’aider Enis, qui fuit son pays en guerre, à traverser la frontière pour se rendre en Angleterre. Le commissaire prend le temps de l’écouter pour comprendre son acte. Nous comprenons au fil de son récit les mécanismes qui la poussent à désobéir à une loi.

Au moyen du théâtre d’ombres et de figures, les dialogues seront en partie traduits en images, en souvenirs, en paysages intérieurs. Ces paysages dialoguent ou se confondent avec les milieux environnants du dehors.

Deux dialogues se font écho : celui entre Déa et le commissaire et celui entre Déa et Enis. Comme des métaphores émergeant de leurs mots, les paysages d’ombres, de lumières, de silhouettes et de petites figures prennent vie dans un castelet sous les mains de deux marionnettistes-acteurs.

Notes de mise en scène

Nous portons un paysage à l’intérieur de nous et le transportons pour être à notre tour un morceau de paysage.

Lorsque nous quittons un milieu pour aller vers un autre milieu, qu’emportons-nous ? Qu’abandonnons nous ? Que garde ou efface notre souvenir ? Par l’expression du mouvement des ombres, de la manipulation des figures, des lumières et des matériaux utilisés, nous convoquons tout le paysage sensoriel et perceptif du spectateur et des marionettistes afin d’investir un nouveau regard sur les milieux / paysages qui nous entourent. Ceux-ci se confondent avec nos paysages intérieurs.

Ce que nous voyons, ce que nous entendons, tous nos sens perceptifs participent de notre manière d’être au paysage.

Nous ne regardons plus le paysage comme un « spectacle », nous vivons le paysage, émotionnellement, affectivement et composons le paysage au même titre que les autres éléments, mobiles ou immobiles, formels ou informels qui le composent.

distribution

Mise en scène
Aurélie Morin en étroite collaboration avec Maud Hufnagel

Scénographie et marionnettes
Élise Gascoin et Julia Kovacs

Avec au jeu
Aurélie Morin en alternance avec Caroline Demourgues, Arnaud Délicata et Aurélien Beylier

Régie générale et technicien lumière
Salomé Laloux-Bard

Musique
Bilal El Nemr

Construction
Bertrand Boulanger

Artistes complices dans la genèse du projet
Elise Gascoin et Chloé Attou

 

Soutiens

 

Co-Production

ONZE, biennale de la marionnette et des formes manipulées – Mayenne, Sarthe, Maine-et-Loire :

Le Service culturel de la communauté de communes du Bocage Mayennais
/ Le Tempo culturel à Craon / Le Théâtre Les 3 Chênes à Loiron / La saison culturelle des Coëvrons / Le Carré, Scène nationale / Centre d’art contemporain d’intérêt national de Château-Gontier
/ Le service culturel de la Ville d’Allonnes / Le Cargo à Segré / Le Kiosque, centre d’actionculturelle du Pays de Mayenne / Le Théâtre, scène conventionnéede Laval
/ La 3’e, saison culturelle de l’Ernée / La saison culturelle de la Communauté de communes du Mont des Avaloirs
/ Villages en scène, communauté de communes du Pays de Loire en Layon / Le service culturel de la Ville de Changé

THÉÂTRE DE DIE, scène conventionnée “Art en territoire”. Accueil en résidence.

SPEDIDAM – LA SPEDIDAM est une société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées. www.spedidam.fr

ADAMI – L’ADAMI gère et fait progresser les droits des artistes-interprètes en France et dans le monde. Elle les soutiens également financièrement pour leurs projets de création et de diffusion. www.adami.fr  / La culture avec la copie privée

Conventionnement

Le Théâtre de Nuit est en convention avec le MCC Drac Auvergne-Rhône-Alpes ; le Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes

Soutien

Conseil Départemental de la Drôme et de la Communauté de Communes du Crestois et du Pays de Saillans — Coeur de Drôme.

 

Comme si nos yeux étaient des mains pour le monde et que le monde était notre corps de loin, que nos mains étaient des yeux pour notre corps et que notre corps était le monde de près.

Jean-Luc Parant