création Automne 2020

Le puits TITRE PROVISOIRE

The well

Tout paysage bouge pour que
l’homme bouge avec lui…
voir c’est bouger avec tout…
c’est ouvrir tout son corps…
Tout ce que nous voyons change si nous changeons de place…
Les yeux
L’envahissement des yeux
Jean-Luc Parant

Premières intentions

Paysages en mouvement

Le Puits / The Well questionne la notion de paysage
comme milieu qui nous entoure et avec lequel nous sommes en continuité. La pièce fait écho à un vers du poète Fatos Arapi : « Où que j’aille je suis un morceau du paysage de mon pays ».

Nous portons un paysage à l’intérieur de nous et le transportons, pour être à nouveau un morceau d’un nouveau paysage. Un individu se déplace dans un paysage. Que cela raconte t-il de ce paysage ? Et puis, des individus se déplacent, s’installent dans un paysage, rencontrent d’autres individus ; le paysage se transforme sous l’influence de ces rencontres. Un nouveau paysage pourrait naître de la rencontre imaginaire de paysages intérieurs, passés, présents ou futurs. Lorsque l’on quitte un mi-lieu pour aller vers un autre mi-lieu, qu’est ce qu’on emporte avec soi, qu’est ce qu’on abandonne ? Qu’est ce que le souvenir garde ou efface ? Comment ce souvenir s’intègre t-il au nouveau paysage ? Par l’expression du mouvement des ombres, de la manipulation des figures, des lumières et des matériaux utilisés, nous convoquons tout le paysage sensoriel et perceptif du spectateur et des marionnettistes afin d’investir un nouveau regard sur les milieux / paysages qui nous entourent. Les paysages intérieurs et ceux du dehors se confondent et s’enrichissent des perceptions subjectives de chacun.

Sommes nous devant un paysage
comme devant un « spectacle » ?

François Jullien

 

Notes de mise en scène

D’un paysage cadré, on glisse imperceptiblement vers un paysage ressenti ; il devient un environnement expressif qui déborde du cadre. Le paysage traversé sera vécu comme un « milieu » ; les personnages en seront les autochtones où les nouveaux arrivants. L’imaginaire du corps et de ses facultés perceptives est un terreau pour une écriture paysagère où les sens se déploient. L’ombre sera mise en lumière comme un révélateur du vécu des personnages, des paysages et de leurs « états ».

distribution

Mise en scène
Aurélie Morin en étroite collaboration avec Élise Gascoin et Chloé Attou

Scénographie et marionnettes
Élise Gascoin et Aurélie Morin

Avec
Chloé Attou et Élise Gascoin
en alternance avec (en cours…)

Régie générale et lumière
Aurélien Beylier, Guillaume Tarnaud

Construction
David Frier

Remerciements
Big Jim et la huppe.

Co-Production en cours

Comme si nos yeux étaient des mains pour le monde et que le monde était notre corps de loin, que nos mains étaient des yeux pour notre corps et que notre corps était le monde de près.

Jean-Luc Parant