La mécanique des paysages

La mécanique des paysages

La mécanique des paysages

La mécanique des paysages s’inscrit à la croisée
 de l’activité de transmission (ateliers avec des publics) et de création (spectacles de la compagnie / petites formes / installations) et se construit en rhizome dans différentes temporalités et différents espaces. Nous partons de la notion de paysage pour traduire en ombres et en figures des rêveries nous reliant physiquement et de manière visionnaire aux environnements qui nous entourent. Nous ne sommes plus spectateurs de ces environnements. Ils sont expressifs, ils nous meuvent et nous en sommes les acteurs sensibles.

Cette expérience artistique à l’échelle d’un territoire et de ses habitants questionne la notion de paysage à travers le prisme du théâtre d’ombres et de lumières. Nous expérimentons des processus d’écriture à la croisée des arts plastiques, de l’art chorégraphique et du théâtre. Nous portons notre attention à créer un espace de rencontres entre les différents publics qui donnent corps à une communauté humaine: enfants, adultes, personnes âgées, personnes en situation de handicap…

Nous abordons avec les participants la notion de paysage comme milieu qui nous entoure et avec lequel nous sommes en continuité : nous sommes le paysage. Les publics sont invités à partir de textes et d’images d’inspiration à imaginer le lien sensible que nous pouvons tisser avec le paysage pour qu’il ne soit plus seulement affaire de vue, mais affaire de vivre.
Les ateliers de « la mécanique des paysages » sont envisagés comme un espace d’expérimentation à la fois au cœur de la rencontre avec des publics et du processus de création de la compagnie.

Ce travail sensible s’organise autour du mouvement et du corps, en passant par le dessin, l’expérience et la mise en forme de matières, la construction d’objets, de personnages, d’installations… Un va et vient entre l’espace de construction et de mise en jeu des ombres permet au public de comprendre et d’appréhender le théâtre d’ombre comme un art total.

Par ces cheminements, le Théâtre de Nuit cherche à convoquer l’imaginaire et la sensibilité de chacun pour les mettre au service d’une œuvre collective. Le groupe apprend un nouveau rythme, un nouveau souffle, afin d’organiser un ballet d’ombres nous racontant des histoires.

Remix

Photos © Julie Clément

Préambule

Photos © Julie Clément

Ombres & couleurs

Photos © Julie Clément

La fabrique

Photos © Julie Clément

Matières & lumières

Photos © Julie Clément

Déambule

Photos © Julie Clément

C’est un secret

C’est un secret

C’est un secret

Where the secrets things are

en création
On cherche aussi, nous autres,
le grand secret

Henri Michaux

 

création lors de la vingtième édition
du Festival mondial
des théâtres de marionnettes
de Charleville-Mézières

Librement adapté de l’Oiseau bleu de Maurice Maeterlinck, C’est un secret allie la chorégraphie au théâtre d’ombres et de figures. La pièce part d’un univers mélancolique pour déterrer avec enthousiasme les fonctions de rêve et de vie cachées sous les apparences.

La mère de Tyltyl et Mytyl s’éloigne sans rien dire. Les deux frères et sœur s’élancent alors à la poursuite de l’oiseau bleu. Ils le cherchent partout ; dans le souvenir, la nuit, le cimetière, la jungle, le jardin des bonheurs et dans l’avenir, car ils ont la certitude qu’en le voyant, leur mère retrouvera le sourire. C’est la vieille fée qui leur a dit.

Mais l’oiseau bleu n’est peut être qu’un leurre, simplement là pour nous conduire au cœur d’un environnement expressif, animé et éphémère.

Sur une musique originale de Fantazio, trois personnages, tels les artisans d’un rêve éveillé, actionnent les installations d’ombres, les lumières mobiles, les entrelacs aux mouvements imprévisibles, les écrans baladeurs pour nous entraîner dans un monde organique où tout prend vie : éléments naturels, animaux, choses et entités s’émeuvent et composent une danse rythmée éveillant ainsi nos sens à des secrets indicibles.

L’oiseau bleu / Maurice Maeterlinck

L’univers que l’on connaît de Maeterlinck, sombre et mystérieux, trouve ici une issue à l’apparente naïveté, où la matière brute prend la parole et où les objets et les entités prennent vie.

Le conte philosophique et initiatique de Maeterlinck nous ouvre un accès vers des espaces transitoires : le temps du passé, le temps du futur, les âmes de la nature cachées sous les apparences, le temps du rêve. Des espaces où ces entités sont une partie de nous mêmes et où nous mêmes entrons dans la composition de ces entités…

Ainsi, la nature vivante, les formes multiples du monde alentour, les émotions, les perceptions, les idées et les figures intemporelles nous apparaissent sous la forme de figures imaginaires, symboliques ou oniriques nous inspirant pour réagir à notre monde, le ressentir, ici et maintenant.

Tyltyl et Mytyl vont se retrouver seuls et bâtir peu à peu un sentiment de confiance et de joie. Ils vont nous entraîner dans leur imaginaire sensible, nous suggérant une vision optimiste du monde, des humains et de leur finalité…

distribution

Texte L’0iseau bleu de Maurice Maeterlinck (extraits)
Conception, graphisme, mise en ombres Aurélie Morin
Jeu et création Aurélie Morin, Xavi Moreno-Berenguel, Sophie Mayeux
Réalisation images animées Sophie Roze
Scénographie Élise Gascoin, Aurélie Morin
Création et regard chorégraphique Chloé Attou, Federica Porello
Regard marionnettique Arnaud Delicata
Objets, silhouettes Élise Gascoin, Julia Kovacks, Aurélie Morin
Réalisation objets et castelet David Frier
Costumes Le théâtre de nuit
Composition musicale, bruitages, voix Fantazio
Régie générale, mixage bande son Aurélien Beylier
Lumière Guillaume Tarnaud

Remerciements
À Marguerite Bordat et Maud Hufnagel Pour leur regard.

Éléments techniques

Espace de jeu `
Ouverture : 9 m / Profondeur : 9 m
Hauteur sous perches : 5 m
Équipe en tournée
Artistes-interprètes 3 personnes + 2 régisseurs
Jauge public 250 scolaires 300 tous publics

soutien

TJP, Centre Dramatique National Strasbourg – Grand Est
Le Train Théâtre de Portes Les Valence
Festival International Jeune Public Momix de Kingersheim
Le Cube studio théâtre d’Hérisson

Le Théâtre de Nuit est en convention avec
le MCC Drac Auvergne-Rhône-Alpes,
le Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes et bénéficie du soutien du
Conseil Départemental de la Drôme et de
la Communauté de Communes du Crestois et du Pays de Saillans-Coeur de Drôme

le Cantique des oiseaux

le Cantique des oiseaux

Le Cantique des oiseaux

D’après Farid Od Dîn Attard, éditions Diane de Selliers, 2014
Et l’ombre disparût dans le Soleil, enfin !
Farid Od Dîn Attar.
Le Cantique des oiseaux, poème de Farid Od Dîn Attar, est le point de départ de la nouvelle création du Théâtre de Nuit.
Il est bien sûr question de théâtre d’ombres et de figures. Le lien à la danse et la voix s’affirme.

Synopsis

La magie du poème rencontre la magie de l’image et de la chorégraphie.

La parole sera multiple : Nous désirons partir de cette œuvre fondatrice pour tenter de découvrir une fonction du langage reliée à notre inconscient. Sa force émanerait en particulier de la manipulation directe de ces images archaïques par les corps en mouvement. Le décloisonnement des repères donne à voir le sens caché de choses simples et réelles. La danse pour jouer avec les notions de gravité, d’équilibre, les ombres pour prolonger ces jeux et vêtir le réel de sa part symbolique.

La pièce met en lumière nos zones d’ombres, nos aspirations au travers du voyage d’innombrables oiseaux vers un idéal, un être merveilleux : la Simorgh.
Seuls trente y parviennent et sont présentés comme exemple à suivre. La Simorgh n’est autre que leur propre reflet, dans tout le dénuement de leur être.

Est ce de l’ombre dont nous avons peur ou de la lumière ?

Les autres, ceux dont la trajectoire a dévié, sont-ils perdants ou participent-ils de la réalisation de cet état idéal ? Pourquoi alors ne seraient-ils pas eux aussi donnés en exemple ?

Une tension entre le cheminement vers l’idéal et la peur de ne pas y parvenir.
Dans leur périple initiatique, les oiseaux rencontrent fous, derviches et princesses d’aujourd’hui : autant de personnages attachants et humains, de figures et d’ombres qui reflètent le miroir de notre âme en quête de liberté absolue.
Les oiseaux rencontrent les humains, les corps rencontrent les âmes…
La tension devient confiance.

distribution

Conception artistique, ombres et figures, jeu : Aurélie Morin
Dramaturgie, assistanat à la mise en scène : Pauline Ringeade
Danseuse : Fédérica Porello / Chloé Attou
Marionnettiste : Aurelie Morin en alternance
Avec les voix de : Frédéric Baron, Clément Clavel, Arnaud Delicata, Guillaume Fafiotte, Julia Kovacs,Aurelie Morin, Federica Porello, Pauline Ringeade, Claire Rappin
Assistante chorégraphique : Chloé Attou
Assistante scénographe & objets : Elise Gascoin
Réalisations masques et objets : Julia Kovacs
Machineries : David Frier, Pascal Jean-Fulcrand
Compositeurs : Aurélien Beylier, David Morin
Création lumière : Guillaume Tarnaud
Costumes : Helène Duclos, Clotilde Laude
Régisseur général : Aurélien Beylier


soutiens

Coproductions
Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN, TJP–CDN d’Alsace Strasbourg, Théâtre de Villefranche, Le Théâtre de Nuit

Avec le soutien de
Le Théâtre de Nuit est en convention avec le MCC Drac Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et bénéficie du soutien du Conseil départemental de la Drôme et de la Communauté de Communes du Crestois et du Pays de Saillans -Cœur de Drôme

Photos © J.M. Lobbé

Le Retour de Garance

Le Retour de Garance

Le retour de Garance

Sous la peau des murs

Théâtre d’ombres et de figures. À partir de quatre ans
Création 2014 lors des Giboulées, Biennale internationale Corps-Objet-Image du TJP CDN d’Alsace-Strasbourg

Synopsis

« Sous la peau des murs » : Un corps habité. Est-ce une maison qui habite ce corps ? Restitution d’espaces chargés de mémoire ».

Après une longue période d’absence et de silence, une femme ethnobotaniste de 103 ans, Garance, construit sa dernière maison…

Elle évoque la maison de son enfance, ses voyages à travers la planète à la découverte de curiosités végétales et d’elle même, les lieux qu’elle a habités, la guerre et la maladie, la séparation d’avec les siens, la guérison, le retour parmi les êtres aimés.

L’histoire de Garance se lit dans les plis de ses yeux, les mouvements gracieux de ses mains, la lenteur de son souffle. Elle nous met en contact avec des temps très anciens, mythiques. C’est là sa danse. L’absence de Garance peut être lue comme un voyage, une profusion de couleurs irréelles et de paysages apparemment chaotiques. Les repères du spectateur sont parfois perturbés, « floutés » sous l’influence du temps qui se dilate, de la mémoire qui se déforme.

L’âme de Garance déteint alors sur les espaces environnants comme une pensée déteint sur une action. Elle remonte le temps. Il faut accepter de se perdre dans la mémoire de Garance pour y trouver de nouveaux repères…

Le rouge Garance, ici, est le rouge de la vie qui circule et palpite au centre de l’être. C’est l’épanchement d’un rêve qui s’illumine sur les parois blanches du castelet.

Le végétal présent d’une manière singulière dans chaque lieu traversé, s’impose comme un cordon ombilical entre le microcosme intime et le macrocosme naturel. Garance remonte le temps. Le castelet devient alors symbole du monde sensible, de la quête continuelle de l’homme pour se protéger et aller à la découverte du monde qui l’entoure dans une fusion presque païenne avec la nature sauvage. Les maisons traversées ou habitées sont toutes dans le petit castelet. Elles reflètent des « états », des moments de vie ou des moments de transition, comme autant d’abris pour l’expression visuelle et sonore des liens que nous tissons avec les maisons que nous avons habitées, et qui deviennent peut être nos « maisons intérieures ». Finalement, le castelet devient la dernière maison, celle de l’apaisement et du repos, un berceau pour le dernier voyage.

Garance a 103 ans, c’est une petite enfant.

Théâtre d’ombres, « Le retour de Garance (sous la peau des murs) », se compose comme une ode à la vie, la tentative exaltée d’un retour à l’unité perdue…

distribution
Conception artistique, ombres et figures : Aurélie Morin
Marionnettiste distribution : Carine Gualdaroni
Assistante chorégraphique : Chloé Attou
Assistante scénographe & objets marionnettiques : Elise Gascoin
Réalisations plastiques : Valentine Canto-Martinez & Suzy Vergez
Constructeur castelet : Pascal Jean-Fulcrand & Rita Tataï
Création lumière : Aurélien Beylier
Compositeurs : Aurélien Beylier, David Morin
Costumes : Hélène Duclos, Clara Ognibene, Noémie Edel
Régisseur général : Aurélien Beylier
soutiens
coproductions
TJP CDN d’Alsace-Strasbourg, Le Granit, Scène nationale, Belfort, Le Théâtre de Villefranche sur Saône, Le Train Théâtre de Porte-Les-Valences, Le Groupe des 20 Scènes publiques en Rhône-Alpes, Le Théâtre de Privas, La Rampe-La Ponatière scène conventionnée d’Échirolles, La Maison des Arts de Thonon-Evian, Le Polaris de Corbas, Le Théâtre du Parc d’Andrézieux-Bouthéon, L’Espace Albert Camus de Bron, Quelques p’Arts Centre national des Arts de la rue à Boulieu-lès-Annonay avec Annonay Agglo – Saison culturelle.

Aide à la création : Ministère de la Culture / DRAC Rhône-Alpes, Conseil Général de la Drôme

avec le soutien de
Le Théâtre de Nuit est en convention avec le MCC Drac Rhône-Alpes, le Conseil Régional Rhône-Alpes et bénéficie du soutien du Conseil départemental de la Drôme et de la Communauté de Communes du Crestois et du Pays de Saillans-Cœur de Drôme

Photos © Tony Trichanh